La SASU est la forme préférée des indépendants qui quittent la micro-entreprise. Elle protège le patrimoine personnel, s’associe facilement plus tard, et affilie son dirigeant au régime général.
Voici les étapes réelles, ce que ça coûte, et les deux points où les créateurs se trompent le plus souvent.
L’essentiel en 30 secondes
Ce que c’est : une SAS à associé unique. Responsabilité limitée aux apports, statuts très libres.
Le dirigeant : président assimilé salarié, affilié au régime général. Meilleure protection sociale qu’en EURL, cotisations plus élevées.
Le capital : 1 € minimum, mais un capital crédible facilite les relations bancaires.
Le délai : comptez 2 à 4 semaines entre le dépôt du dossier et le Kbis.
Code DIGISELLING : 15 % de réduction sur les frais de service LegalPlace.
Transparence : ce lien débloque souvent un avantage que vous n’auriez pas en passant directement. Commission perçue si vous souscrivez, sans surcoût pour vous.
SASU : pour qui, et pourquoi
La SASU s’adresse à celui qui exerce seul mais veut une vraie société. Trois raisons reviennent systématiquement.
Protéger son patrimoine. Votre responsabilité se limite à ce que vous avez apporté. Une dette de la société ne remonte pas sur vos biens personnels, sauf faute de gestion ou caution personnelle donnée à une banque.
Dépasser les plafonds de la micro. Au-delà d’un certain chiffre d’affaires, ou dès que vos charges réelles dépassent l’abattement forfaitaire, la micro devient coûteuse. La SASU permet de déduire les frais réels.
Travailler avec de grands comptes. Certains donneurs d’ordre refusent de contracter avec un micro-entrepreneur, par crainte de requalification. La forme sociétale lève ce frein.
Les 6 étapes de la création
- Rédiger les statuts. C’est le document fondateur : objet social, capital, pouvoirs du président, règles de cession. En SASU la liberté est grande, ce qui est un avantage et un piège.
- Déposer le capital social sur un compte bloqué, auprès d’une banque ou d’un établissement en ligne. Vous recevez une attestation de dépôt indispensable à la suite.
- Publier une annonce légale dans un journal habilité du département du siège. Comptez environ 140 € pour une SASU, tarif réglementé.
- Nommer le président, dans les statuts ou par acte séparé.
- Déposer le dossier sur le guichet unique des formalités des entreprises, avec statuts signés, attestation de dépôt, justificatif de siège, pièce d’identité et déclaration de non-condamnation.
- Recevoir le Kbis, puis débloquer le capital sur le compte professionnel définitif.
L’étape qui bloque le plus est la première. Des statuts mal rédigés se corrigent ensuite, mais au prix d’une modification statutaire payante.
Statuts, annonce légale et dépôt du dossier pris en charge
Combien coûte réellement une SASU
Le prix affiché par les plateformes ne couvre que leurs honoraires. Trois frais s’y ajoutent systématiquement, et ils sont incompressibles.
- Le greffe : environ 37 € pour une immatriculation de société.
- L’annonce légale : environ 140 € pour une SASU, tarif fixé par arrêté.
- Le dépôt de capital : gratuit chez certains établissements en ligne, facturé en banque traditionnelle.
- Le dépôt des bénéficiaires effectifs : une vingtaine d’euros.
Additionnez ces postes avant de comparer deux plateformes : c’est le seul moyen de savoir ce que vous payez vraiment. Nous détaillons chaque ligne dans combien coûte vraiment la création d’une SASU et dans les frais que personne ne vous annonce.
SASU ou EURL : le vrai critère

C’est la comparaison qui revient à chaque création, et elle se tranche sur un point : le régime social du dirigeant.
En SASU, le président est assimilé salarié. Meilleure couverture, notamment retraite et prévoyance, mais des cotisations nettement plus élevées sur la rémunération.
En EURL, le gérant associé unique relève des travailleurs non salariés. Cotisations plus faibles, protection sociale plus légère, et des cotisations dues même en l’absence de rémunération.
Le second critère, souvent décisif : les dividendes. En SASU ils échappent aux cotisations sociales ; en EURL, la part dépassant 10 % du capital y est soumise. Pour quelqu’un qui se rémunère surtout en dividendes, l’écart est important.
Une règle simple : si vous vous versez un salaire régulier et tenez à votre couverture, SASU. Si vous cherchez le coût social le plus bas, EURL.
Les deux erreurs les plus fréquentes
Un objet social trop étroit
Beaucoup rédigent un objet social calqué sur leur activité du moment. Deux ans plus tard, une nouvelle prestation sort du cadre et impose une modification statutaire payante. Rédigez large dès le départ.
Un capital à 1 euro
C’est légal, et c’est une mauvaise idée. Un capital symbolique apparaît sur votre Kbis, que consultent banques, assureurs et gros clients. Il signale une société sans moyens.
Mille à cinq mille euros coûtent le même prix à constituer et changent la perception. L’argent reste le vôtre, disponible pour l’activité dès le déblocage.
Faire soi-même, passer par une plateforme ou voir un avocat
Seul : possible et gratuit hors frais obligatoires. Vous rédigez vos statuts à partir d’un modèle et déposez le dossier vous-même. À réserver à ceux qui sont à l’aise avec le vocabulaire juridique.
Par une plateforme : quelques centaines d’euros pour des statuts générés, la publication de l’annonce et le dépôt du dossier. C’est le bon compromis pour une SASU classique à associé unique.
Par un avocat : plus cher, justifié si vous prévoyez des associés à court terme, une levée de fonds, ou des clauses particulières d’agrément et d’exclusion.
Notre recommandation, en une ligne
Pour une SASU classique, une plateforme comme LegalPlace couvre l’essentiel pour un coût raisonnable, avec 15 % de réduction via le code DIGISELLING.
Prenez un avocat si vous prévoyez d’ouvrir le capital dans les deux ans : les clauses qui protègent un associé fondateur se rédigent mal à partir d’un modèle.
Questions fréquentes
Peut-on créer une SASU en étant salarié ?
Oui. Vérifiez seulement votre contrat de travail : une clause d’exclusivité ou de non-concurrence peut limiter l’activité exercée en parallèle.
Doit-on se verser un salaire ?
Non. Un président de SASU non rémunéré ne paie pas de cotisations, mais ne valide alors aucun trimestre de retraite ni droit à l’assurance maladie au titre de son mandat.
Une SASU peut-elle devenir une SAS ?
Oui, et c’est l’un de ses intérêts. L’arrivée d’un associé transforme automatiquement la SASU en SAS, sans changement de forme juridique ni création d’une nouvelle société.
Faut-il un compte bancaire professionnel ?
Oui, obligatoire pour toute société. Un compte en ligne suffit et coûte beaucoup moins cher qu’un compte pro en agence. Voir notre comparatif Qonto ou Shine.
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- Ricardo Da Silva


